Wednesday, June 21, 2017

Civilisé nouveau recueil à paraître en juillet 2017

Painting by Norman J. Olson


J'ai écrit les premiers textes du recueil civilisé en 2005 sans savoir à l'époque qu'ils  seraient réunis dans ce recueil. Entre 2011 et 2015, je n'ai quasiment écrit qu'en anglais et ai publié 5 recueils en anglais toujours disponibles (Maore, From Mayotte [Lapwing Publishing], Carmine Carnival [Lazarus Media], Twelve Times Thirteen [Barometric Pressure -- Kind of A Hurricane Press], The Loss [Flutter Press] et Crossing Puddles [Robocup Press] tous écrits entre 2011 et 2014 et publiés en deux ans) et deux en français (Etranges anges anglais et Post Mayotte Trauma [mgv2>publishing] toujours disponibles)

Il m'a fallu faire pause et je n'ai pour ainsi dire rien publié et encore moins écrit depuis la fin de l'année 2015 jusqu'à maintenant. (Je viens juste de proposer quelques textes à des revues américaines dont un poème écrit ce mois-ci que je couvais depuis près d'un an).
Civilisé, renoue avec la noirceur des débuts, un style plus directs, des images aussi fortes que dans Les chants du malaise mais avec vingt ans de plus de maturité.

J'ai choisi une toile de mon ami Norman J. Olson avec lequel j'ai collaboré longtemps pour la revue mgversion2>datura et les éditions mgv2>publishing, qui en dit long et qui fait écho à l'état d'esprit dans lequel ces poèmes ont été écrits.

Un homme ventru, vieillissant, nu, plutôt déprimé, pâle, à terre, mais pas encore terrassé, toujours homme, ou viril si l'on veut.

Ce recueil sera disponible le 1er juillet. Pour plus de détails me demander par mail wruhlmann@gmail.com


Extraits

Nous évoluons dans un milieu septique


Il y a des moutons à cinq pattes et des cochons volants
en Angleterre.
Il y des poules avec des dents, des casses pieds, des entêtes, furieuses d'avoir été laissées tomber.
Elles sombrent dans les pieds de page sans fond, aux instincts glauques,
dans les instants trompeurs aux intestins fragiles.

La crasse balaie nos rayons bleus,
elle annihile l'espoir riant,
la coupe est pleine, elle se déverse en jus infâme autour des canapés brûlés.

J'écrase les mégots dans des tasses de thé,
je sens le gaz souffler à mes narines,
un air marin de pacotille.

Le ciel gris sur les monts enneigés,
neiges éternelles salies par les scories mentales des touristes cramoisis.

Fais-toi mouton de Panurge, gant de velours autour d'une main de fer,
fais-moi chavirer dans la pénombre des entrailles de la Terre.
Le soleil broie le corps émacié du corbeau,
il rôtira ce soir sur la grille de mon barbecue.

*****

Tu pues sapiens


Fallait-il cet objet flasque et moite,
impossible à toucher sans qu'il crève,
impossible à saisir sans qu'il glisse ?

Manquer de croire encore et, souvent,
imaginer l'éponge – la conscience de soi :
elle insuffle sans doute un contenu opaque
à sapiens.

Accroupi sous un sapin
où il écaille des fruits,
perdu, nu, gelé jusqu'à la moelle.

La montagne, un bercail incertain,
un havre navrant, blanchi soudain
et con
tant qu'il en est vomi

sur les chemins sinueux qui descendent en amont
des rivières, des cours d'eau, bouillonnants
superflus, aux crues gluantes et ternes.

Les odeurs indescriptibles,
les gymkhanas à skis, slaloms mollassons,
un cri fait écho à la forte puanteur,
un hurlement lugubre venu des aubes
des dernier survivants
humains :
tu pues sapiens !

Sunday, June 4, 2017

Sofia - Les hésitations d'une mouche 81


La nouvelle "Sofia", écrite il y a déjà bien longtemps, avait été proposée à la revue Les hésitations d'une mouche en 2005... Silence radio depuis, mais je ne m'en étais pas préoccupé plus que ça. J'ai reçu dernièrement un mail inattendu de Robert Serrano, créateur et éditeur de la revue, qui m'annonçait que la nouvelle avait été retenue à l'époque mais jamais publiée. C'est chose faite avec ce numéro de juin qu'il me tarde de recevoir pour lire les autres auteurs publiés.

Le site de la revue ici

Saturday, June 3, 2017

Revue Cabaret 22 Iles et elles

Depuis plus de cinq ans Alain Crozier publie la revue Cabaret depuis la ville de La Clayette. Cabaret c'est une place ouverte à la poésie féminine qui nous emmène ce mois-ci découvrir l'insularité dans toutes ses dimensions. Je suis ravi et honoré d'avoir signé l'éditorial de ce nouveau numéro.

Au sommaire: Sophie Boisson, Michèle Capolungo, Muriel Carrupt, Murielle Compère-Demarcy, Hélène Duc, Claire Kalfon, Marilyse Leroux, Céline Maltère, Marie-Laure Vallée; corégraphie: Barbara Le Möene

Le site est ici.

S'abonner un an pour 10€ (4 numéros)
Revue Cabaret/ Le Petit Rameur
31 rue Lamartine
71800 La Clayette
France

Friday, June 2, 2017


"Impeccable" from the unpublished chapbook Fandango was published in the April issue of poeticdiversity.
Thank you Marie Lecrivain for your constant support.
Read this poem here

Sunday, January 22, 2017

November 2016 issue of poeticdiversity


"Absolve" from the unpublished chapbook Fandango was published last November in poeticdiversity.
Thank you Marie Lecrivain for supporting my poetry.
Read this poem here

Congratulate


July 1, 2015

She brings them back dead animals,
lovely huntress –  she should be called Diane –
short shrews, torn mice, living-dead thrushes,
feathers and fur all mix on the blanket.

The preys she hunts down in the cut meadow
for her kittens – one white and black, one white and grey –
twins in full bloom whose destiny could be that of the mouse
she brought back this morning all wet with dew.

She meows, or shrieks rather, proud of her prize,
she left it there, on the carpet, for us all to consider,
her treasure, her trophy, a feather in her cap,
an awesome gift for the month-old furry balls.

Wednesday, December 14, 2016

Verse Virtual December Issue

Verse Virtual cover
Last month I was invited by Steve Klepetar to submit to journal poetry edited by Firestone Feinberg and co-edited by Steve Klepetar: Verse Virtual
I was glad to have three poems published in this issue: Snow Can Wait #6, Many Slit-Opened Heads Later, and With Love from Euphor. These poems had already been published here and there earlier in the last decade but that was nice to see them emerge from the fog.
The poems can be read here.
Thank you to both of you.